MOTO journal N°958

 KAWASAKI 750 ZEPHYR - BACK TO THE FUTURE

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Comme dans le film où vieillerie côtoie la science fiction, la Zéphyr 750 fait figure d'authentique motocyclette parmi les modèles High Tech des années 90. De loin comme de près, la dernière Kawasaki est une Z1 revue dix-sept ans plus tard. Flashback sur la belle époque.

Par Franck Le Boucher.

La politique des constructeurs cour les années90 semble être définie. Elargir le marché. Mais leurs moyens financiers étant différents, Suzuki et Kawasaki doivent se contenter de  niches ». Le consommateur japonais est plus qu'ailleurs partisan de la mode. Il n'est donc pas étonnant qu'après l'abondance de racer-replica bourrées de sophistications futuristes, une moto rustico-rétro fasse le bonheur des Japonais

 

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Une Kawa à l'ancienne

 

Kawasaki a ete le seul à le comprendre, ou du moins à la réaliser, tandis que les autres constructeurs se sont immiscés dans le créneau avec des «naked bikes », sorte de racer-replica sans carénage. La Zéphyr 400 est la seule qui soit réellement rétro. Mettant en valeur le moteur, l'aspect mécanique, rustique, fonctionnel de la moto, ce concept convient particulièrement à Kawasaki. L'esthétique et le bas prix de la Zephyr 400 ont fait mouche dans la mare des C131 Honda et Suzuki Bandit. Ce succès a incité Kawasaki à agrandir cette «niche» avec la Zephyr 550 pour les USA et la 750 pour revigorer le marché nippon des 750cm a en chute libre.

Et pour garder les prix « mini )i, autant l'exporter telle quelle et non en 900 comme il en a été question un moment. D'un bleu noir bien classique, parsemée de chrome et pièces polies, cette 750 joue la discrétion «bon chic bon genre». Elle passe totalement  inaperçue et pour cause On a vu ses lignes, ses des tubes de 41 mm de diamètre et les amortisseurs

formes et son allure il y a pas loin de vingt ans ! à gaz sont d'actualité. Techniquement, on s'aperçoit

Kawasaki a osé la carte rétro-absolu. A part les pots quatre en deux, les roues et les freins, la similitude Le tableau de bord n'échappe pas avec la fameuse Z 1 (Z2 750 RS au Japon), cette Kawa qui a marqué le début des années 70 est manifeste. Mécaniquement on retrouve chrome et pièces polies, cette 750 joue la discrétion «bon chic bon genre». Elle passe totalement

 

inaperçue et pour cause .on a vu ses lignes , ses formes et son allure il y a pas loin de vingt ans !!!

Kawasaki  a osé la carte rétro absolu.A part les pots quatre en deux, les roues et les freins, la similitude avec la fameuse  ( Z1 Z2 750 RS ) au japon cette " neuf centes" kawa qui a marqué le début des années 70 est manifeste. Mécaniquement on retrouve un moteur très proche du Z 750

 

 

du début des années 80 , aucx cotés super carrées, revu au niveau des carburateurs ( Keihin de 32 mm ) et de l'allumage entièrement digital. Coté chiffres, la comparaison est décevante puisque la zephyr développe un cheval de moins 500tr/mm plus haut, pour un couple inférieur au mème régime.Par co,ntre, elle annonce 30 kg de moins que la Z2. Le cadre est d'architecture similaire, double berceau, mais les tubes sont bien plus épais.

Le bras oscillant est en alu cloisonné.La fourche avec des tubes de 41 mm de diamètre et les amortisseurs à gaz sont d'actualité.

Techniquement , on s'aperçoit que cette Zephyr bénéficie, malgré les apparences, des bienfaits de la technologie moderne comme les petites bougies ou le deuxième boîtier de filtre à air.

 

Le tableau de bord n'échappe pas à l'ambiance seventies avec ses deux cadrans séparés logés dans des boitiers

chromés. La zone rouge du compte-tours démarre à 10000 tours.

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Un moteur très sympa

 

Une fois en selle, on réalise que c'est une moto des années 70, et pas seulement esthétiquement. La position droite avec le réservoir très court, les reposepied bas, le ralenti hoquetant et les rétroviseurs «montés sur vibrations» me rafraîchissent la mémoire. Il y a vingt ans, les motos étaient loin d'être aussi performantes et efficaces, en particulier en tenue de route, que celles d'aujourd'hui mais leurs défauts leur donnaient une forte personnalité. La Zephyr 750 est de cette école. Dès le premier virage on s'aperçoit qu'elle nécessite un (re) apprentissage. Son empattement court lui permet d'être relativement maniable mais sa colonne de direction très inclinée (28°) rend sa conduite comparable à celle d'un chopper. De nature sous

vireuse elle se relève au freinage et on l'inscrit en virage avec le guidon. Une fois sur l'angle, la direction s'alourdit donnant l'impression qu'elle «tombe», c'est le moment d'ouvrir les gaz. Désagréable au début,on finit par s'habituer au style de conduite que cette Zephyr exige et on découvre qu'à défaut d'être rassurante, elle est efficace. Je n'ai pas cherché la limite à haute vitesse mais la Zephyr est une moto saine. Il faut simplement respecter l'esprit dans lequel elle a été pensée. Ce n'est pas une bête de circuit. A l'attaque elle le fera savoir. Votre cordonnier aussi d'ailleurs! Il faut conduire sur la pointe des pieds si l'on ne veut pas avoir ses semelles rapéeq.Rangez vos weston sortez les kickers.Pour les performances avec 68 chevaux personne ne s'attend à une fusée. Détrompez-vous c'est une Kawa. Le couple omniprésent la catapulte à n'importe quel régime. Les plus de 30 chevaux qui la séparent d'une ZXR ne sont présents qu'à haut régime. En utilisation quotidienne cette Zéphyr en surprendra plus d'un. C'est à se demander pourquoi la limit'e à 100 chevaux est devenue une sorte de minimum obligatoire pour toute grosse cylindrée. D'autant plus que comme avec toute moto sans carénage, la vitesse de croisière sur longs trajets dépend de la résistance des trapèzes du pilote.

 

 

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Disons que pour un homme normalement constitué, Ies 160 représentent le maximum  supportable. Comparé à la Z1 /Z2, les progrès moteurs sont flagrants pour la douceur de fonctionnement et surtout les montées en régime bien plus vives. Encore et toujours Kawasaki nous étonne avec ses moteurs. Rien de fabuleux sur le papier mais quelle sensation au guidon! Puissant, vivant même, ses vibrations renforcent son côté sympa. Autre éloge le freinage. Ils ont bien fait de changer le système de la Z1 ! Ce double disque de 300 mm étriers quatre pistons est démoniaque de puissance et de progressivité. On le dose à merveille. La position droite oblige à se tenir au guidon sous peine de glisser sur le réservoir dans les freinages violents. Encore une sensation oubliée depuis quinze ans. Comme en hi-fi lorsque les Japonais retournent vers les disques analogiques argumentant que les compacts disques sont trop exacts et fatigants pour notre oreille. Kawasaki nous sort une moto rétro peu: e ZXR est trop achevée et lassante pour certain.

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C'est la Z 750 né au début des années 80 qui a servi de base au moteur de la zephyr mais Kawasaki a repris les fonderies extérieurs des modèles antérieurs pour accentuer le coté rétro de la moto. La puissance a été ramenée sous les 70 chevaux ( alors que la Z 750 en fournissait 74 ) mais l'on a travaillé le caractère et le brio à mi-régime.

Au guidon de la zephyr 750, les " vieux " motards ressortiront le bell star et le

barbour.Les " jeunes" découvriront une moto attachante, bon marché et

indémodable .

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F.-L, B

Compte à rebours.

Rassemblement du Zephyr Club - Correze 2018

On parie que c'est le paradis ?