MOTO journal N°1021

Rayon souvenir - Essais de la kawasaki 750 Zephyr heritage

La 750 Zephyr  insiste sur la fibre nostalgique en se parant d'une paire de roues à rayons et d'une décoration bicolore qui nous replongent dans l'ambiance 900 Z. Un parfum très seventies qui ne change rien à la vraie nature de cette basique connue et reconnue.
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Par Eric Maurice, photos Christian Lacombe.


Merci fabrice pour la photo ( heritage noir/gris ,  héritage marron/orange )

En 5 années pleines de présence sur le marché, la 750 Zéphyr a largement eu le temps de se faire connaître. On rappellera simplement que cette moto peut être considérée comme l'initiatrice du courant basique-rétro.
Avant son apparition en 1991, il n'existait pas de sevent fifty Honda et chez Yamaha, on ne parlais pas encore de la 600 Diversion. On reconnaîtra à Kawa d'avoir eu le nez creux en estiment qu'il y avait de la place pour une machine comme celle-ci qui reprenait une motorisation abandonnée depuis longtemps, optait pour un châssis ultra-conventionnel et un habillage dépouillé à un moment où un tel classicisme aurait pu passer pour un fâcheux retour en arrière. Il n'en fut rien, la Zéphyr n'eut aucune difficulté à faire admettre ses qualités auprès d'une clientèle à la recherche d'une machine de grosse cylindrée mais qui soit petite, facile à conduire, pratique, pas trop chère à entretenir et ... BELLE . Et de ce coté la Zéphyr est sacrément armée.

La meileure preuve que le premier jet avait tapé dans le mille, c'est qu'elle n'a subi aucun changement pendant 5 ans. Rien, pas même une retouche. Les seules différences d'un millésime à l'autre ont été les coloris et une échange de logos sur le réservoir et les caches latéraux. Il a fallut attendre 1996 pour voir une évolution marquante, l'adoption de roues à rayons en remplacement de celles en alliage à 3 bâtons et une décoration bicolore reprenant le dessin de la toute première 900 Z1.
Deux teintes sont proposées : Celle en noir et gris est parfaite dans le genre chicos-discret. L'autre, la marron et orange, vous ramène aussitôt une vingtaine d'années en arrière. Pour une peu, on irait fouiller dans le grenier pour retrouver la veste afghane et les jeans pattes d'éph'.

Premières retouches :

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Le tableau de bord :
Inchangé, il s'intègre parfaitement au
style de la moto et offre une bonne
visibilité avec ses 2gros cadrans compteur
et compte-tours.


Tout ça se calme lorque l'on se pose au commandes. On retrouve inchangés les traits caractéristiques de la Zéphyr, à commencer par la position de conduite qui permet de se tenir bien droit mais oblige à beaucoup plier les jambes du fait de l'emplacement reculé des repose-pied.
C'est un peu curieux au début, mais on s'y fait très vite, sauf si l'on possède de longues jambes auquel cas on pourra trouver la Kawa fatigante.
La selle basse, les dimensions franchement réduites pour une 750 et une direction assez légère rendent la prise en mains très rapide. La facilité d'emploi est l'un de ses points forts et c'est une des raisons qui en font une machine appréciée des conducteurs débutants.

 

 

 

 

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Roues à rayon :
Elle prennent les dimension des roues en
alliage à 3 batons qui équipaient la Zephyr
jusqu'à maintenant. Elle sont pévue pour 
accueillir des pneus sans chambre, les tetes
de rayon venant se fixer sur une moulure 
au milieu de la jante. 

 



A l'usage, elle s'impose comme une bonne moto de tous les jours, grâce notamment à un équipement fonctionnel ( crochets rétractables pour les sandows, deux béquilles bien faites, autonomie proche de 200 Km ).
En ville, elle fait preuve d'une assez bonne maniabilité et d'une certaine aisance pour se faufiler. Seule la sélection de boîte ferme et pas toujours précise oblige à s'appliquer un peu.

 

 

 

 

 

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Simplicité d'abord :
Le moteur est l'un des rares 4 cylindres
à refroidissement par air et culasse 2
soupapes encore en activité.
Il assure bien son rôle dans la Zephyr
A noter le dispositif de réchauffage des
cuve de carbus grace à des résistances


Le moteur possède une bonne souplesse de fonctionnement à basse vitesse et une petite pointe d'agressivité quand on ouvre plus franchement les gazs qui contribue à lui donner un peu de caractère.
Malgré sa puissance raisonnable, le quatre cylindres est assez nerveux et ses performances sont largements suffisantes pour s'aventurer sur la route.
L'absence de protection incite de toute façon à rouler raisonnablement.

A partir de 120 km/h, il faut tenir plus fermement le guidon et au dela de 140, la pression de l'air devient sensible et éprouvante.Le confort ne mérite que la mention passable du fait de la selle peu rembourrée et d'une suspension arrière sèche avec peu de débattement.

 

 

 

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Facile et agile :
Le comportement de la 750 Zephyr
est demeuré le même. La prise en
mains est facilité par la selle basse,
les dimensions compactes et la bonne
maniabilité.
Sur route, la Kawa se montre équilibrée
et saine

Sur la route, la Zephyr aime les tempos alertes mais sans excès, car si son train avant très accrocheur supporte sans problème d'avantage d'attaque, l'arrière n'hésite pas à devenir chahuteur au passage de défaut de revêtement. La précision des trajectoires en souffre un peu et le confort beaucoup plus.
Le freinage est très puissant (peut-être le seul point qui exige de l'attention ) mais sa commande est progressive.
Bref, les roues à rayon et la nouvelle déco n'ont rien changé au comportement de cette Zephyr. Elle reste une basique douée d'une réelle polyvalence qui dissimule sa véritable nature d'utilitaire derrière un design recherché et une finition rafinée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle n'est pas toute seule dans ce cas mais les retouches esthétique qui lui ont été apportées la place un peu en marge, au point qu'on aurrait tendance à l'envisager comme une alternative aux customs. Comme eux, elle propose une manière de rouler à moto raisonnable, mais attachée aux valeurs esthétiques.

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A retenir :

Avec ses retouches d'ordre esthétique, la nouvelle Kawasaki Zephyr 750 rappelle encore plus nettement la Z 900 de 1972, modèle dont elle s'est toujours réclamée.

La Zephyr a cependant conservé ses points forts : la facilité de conduite, un tempérament mteur vif et sympathique, une tenue de route saine et un freinage puissant.

L'importace accordée au look place cette basique sur un terrain voisin des customs, avec la référence américaine en moins, mais la polyvalence d'usage en plus .

 

 

 

 

 

 

 

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Compte à rebours.

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